Ma Vision de la Gemmi

Pourquoi la Gemmi, cet endroit où il est « facile » de prendre le Gypaète en photo je vous l’accorde l’endroit est réputé pour voir passer le Gypaète et au jours d’affluence il peut y avoir pas mal de monde Photographes et gens intrigués par la quantité de télé objectif pointés vers la montagne.

 

Je l’ai dis hier dans mes story une des raisons principales et le fait qu’en hiver la faune doit faire face a des conditions de vie très rudes au cause du manque de nourriture et de la neige et du froid, chaque déplacement deviens une épreuve en montagne et avec le manque de nourriture l’organisme de l’animal et mis a rude épreuve, donc si nous pouvons éviter un stress inutile à la faune cela est déjà une raison suffisante pour ce rendre à la Gemmi, le 2ème point est de pouvoir prendre le gypaète en photos en conditions hivernales avec la neige cela donne de magnifiques clichés. Je rajouterai une 3eme raison et non des moindre voir les amis passionnés comme moi et pouvoir partager des moments sympas et aussi discuter avec des gens qui ne connaissent pas l’oiseau et toujours très valorisant de pouvoir raconter l’incroyable histoire du Gypaète et en plus quand cela ce termine par un passage de la star en personne les gens généralement restent fascinés.

 

Au  début 2020 lors de ma première montée à la Gemmi de l’année nous avons eu droit à un festival  de passages tout au long de la journée, ce qui m’as motivé à remonter la 2ème fois il y a eu moins de passages mais je me suis rendu compte le matin qu’il nous avait gratifié de passages rapprochés et son circuit de passage restait sensiblement le même au fil de la journée c’est  ce jour-là que l’idée a commencé à germer au fond de moi, je voulais montrer autre chose que ce que j’avais l’habitude de faire, le défi ? Prendre le gypaète au grand angle avec les 4000 milles valaisans en toile de  fond…

A partir de là je e suis remonté une 3ème puis un 4ème fois avec des amis, ou tout seul je profitait des moments de partage et de passage, mais dans ma tète j’analysait un maximum de paramètres,  le soir rentré à la maison en symbiose avec les musiques que j’écoute qui me permettent de voyager et de me projeter et d’imaginer les scènes que je veux créer,  je notais le résumé de la journée.  La 5ème fois  je remontais cette fois ci le 24-105mm dans le sac l’idée était claire dans ma tête, ne restait plus qu’as espérer un passage du Gypaète, et oui ce paramètre là aussi important qu’ ingérable fait partie de l’équation et pas qu’un peu,  à plusieurs reprise cela aurait pu se produire mais soit j’étais pas prêt, soit je n’était pas au bon endroit au moment de son arrivée ou l’appareil pas prêt, bref je savais que cela ne serai pas facile, 6eme fois pareil et puis vendredi 28 février, après une semaine dégueulasse au niveau de la météo que je suivait depuis quelques jours surtout pour le sens et la force du vent, je m’aperçois qu’ils annoncent grand soleil.

Si je montais le vendredi cela serait ma 7ème montée un chiffre porte bonheur à mes yeux. Vendredi matin je me lève grand soleil départ, je prend la première cabine pas grand monde j’arrive sur le becquet je suis seul, la neige tombée le soir d’avant crée des avalanches assez impressionnantes autour de moi et voilà que la 2eme cabine arrive déjà du monde a l’intérieur et toujours personne pour me rejoindre. Mais le Gypaète non plus ne c’est pas encore fait voir, nous arrivons gentiment en fin de matinée et qui vois je au fond de la vallée, le seigneur des alpes qui fait un passage lointain et furtif puis je le perd aux jumelles mais je connais plus ou moins ces différents circuits à présent je reste attentifs mais je n’ ai pas pris position pour faire la photo au grand angle je veux analyser un premier passage. Le voila qui m’arrive d’en face une vingtaine de mètres au-dessous de moi, et hop il prend la boucle que je voulais qu’ il prenne pour la photo. Je profite de l’instant de partage que j’ai avec lui qui dure environ 3-5 minutes puis au moment ou il va disparaitre il me fait une variante que je n’avais jamais vue, elle me met le doute mais temps pis son prochain passage si il revient je serai en position. Les heures passent il arrive 13h un groupe de jeune en camps de ski peau de phoque vient manger sur le becquet, mais mis a par ceux qui qui partent autour des 13h30 toujours pas un photographe. La ou je suis ne me permet pas d’avoir une vue super dégagée si il devait arriver par la droite je ne pense pouvoir être assez réactif et risque de rater son passage, mais voilà qu’ il arrive exactement comme le matin de face cette fois le grand angle est prêt, mon cœur commence à s’accélérer, il arrive j’ai envie de crier pour lui dire que je suis là, il continue pile sur moi, j’y crois pas j’ai peur de trembler dans ma tête c’est une bombe prête à exploser j’y crois pas il arrive il tient, il est à la bonne hauteur il va rentrer dans la boucle pile comme je veux. Haaapppp… je retiens ma respiration il n’ y a plus un bruit, je suis en vol avec lui le vent siffler entre ses plumes, je sais quand il va tourner.  J’entends en bruit de fond mon déclencheur, mais moi je suis à ces côtés, il refait un tour, puis il prend de l’altitude comme il sait si bien le faire, je me remet a respirer je pose mon appareil, je suis ailleurs, il me faudra bien 5 minutes avant de reprendre mes esprits et regarder mon petit écran, j’ai les larmes au yeux de joie j’ai envie de crier, puis j’allume l’écran je commence a regarder les photos et là, je commence a rigoler pleurer de joie et voilà le résultat.